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PART 2011

Publié dans : Les Brèves
Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 19:38

Ciao Danube

Tchao Danube En mode cavale infernale à vélos, on décampe sur la route du soleil. Depuis 5 jours on a pris la décision de bifurquer l’itinéraire à cause de la première vague de froid qu’on a pris de plein fouet à Bratislava. Une vague de froid blême. Un Froid de décembre. Avec un ciel laiteux, blanc comme un linge. Le vent qui souffle, coupant les jambes et l’énergie de poser le piano dehors. L’humidité aussi. Va falloir se remettre en quête du soleil. Bien dommage cet avertissement du froid, qui nous a empêché d’investir des lieux dans la ville en musique, vu l’accueil et l’envie de triper qui existait autour de nous. Mais voilà, c'est un peu bizarre pour certains, mais nous, notre premier boss, c’est le soleil. Et l’itinéraire se trace en fonction de son imprévisibilité.

 Un an de plus. On quitte le Danube, pour redescendre le plus rapidement possible. Direction Slovénie, puis un bref aparté en Italie, le temps de rejoindre le port de Genova, et arriver au Maroc par Ferry. De là, on verra. Cap sur le sud de l’Espagne, ou le Portugal. Pour passer un hiver moins intransigeant.  Course contre le temps. Le climat. A pleine balle. C’est marrant : on a traversé 6 pays en 7 mois (Italie, Grèce, Bulgarie, Romanie, Hongrie, Slovaquie)…Et on vient d’entre traverser 4 en 4 jours (Slovaquie, Autriche, re-Hongrie, Slovénie). On est à Ormoz, sur l’itinéraire de Ljubljana. Maintenant que le contrôleur de batterie a été remplacé, en temps ensoleillé, on fait 60 km par jour.

Chance : le soleil veille sur nous depuis notre départ. Les jours raccourcissent. Le soleil arrive à 8h, la nuit à 18. On compose dans ces horaires, donc.

Un an de plus sur les routes.  Des rêves qui continuent d’affluer dans les poches, même si les poches ont des trous, et les yeux quelques cernes. L’automne annonçant l’hiver, des toiles d’araignées volent en filament dans le paysage des campagnes, en ruban d’adieu à l’été révolu. Nous, on trace.

A l’heure où on écrit, on est attablés devant deux crêpes maison et un café, offerts par la patronne. Dans la salle d’à côté, un accordéoniste ne se lasse pas d’entamer des bourrées locales, qu’un car de touristes retraités déguste, à coup de valses (et de vin blanc) effrénées. Et dehors, une bonne dizaine de petits vieux tiennent une assemblée devant notre embarcation, et le câble électrique qui sort du vélo… TOUT-VA-BIEN !

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