Lisboa, Avril 2011
Portrait
Joaõ, 24 ans, est respectivement infirmier, prof d’anglais dans son asso de quartier et pompier volontaire. Il nous ouvre à une partie de l’activité de la vie du quartier de Benfica, en périphérie. Des habitants ont initié en barricade un jardin potager valable pour tous les résidents d’immeubles en plein milieu d’un parc qui mène à 2 tours commerciales.Un jardin potager qui pousse en barricade, dans le gazon ras d’un grand parc bodybuildéavec pour fond d'horizon des barres et des barres de béton.. Le symbole est fort, on trouve l'idée forte.
Le rapport avec Budapest au niveau de l'effervescence positive : l’envie de voir de nouvelles impulsions, de nouveaux concepts, le désir d’être acteur d’un nouveau dynamisme dans les quartiers. Une réalité qui se redéfinit entre patrimoine et XXI ème.
On croque un peu à la vie du quartier résidentiel de Telheiras, en banlieue. Les bâtiments sont assez modestes, mais
la vie entre résidents a une convivialité que les habitants savent préserver activement. C'est frais, détendu. Tout cela et d'autres annecdotes liées au quartier nous ouvre les portes
(d'ascenseur) d'un pianotrip sur les toits de ces buildings. (Non loin du Stade de foot Benfica).
Lisboa -avril 2011
Portrait
Antonio, 27 ans, son truc à lui, c’est le vélo. Il travaille à Post. Une association traitant du vélo sous toutes ses coutures : festival, infrastructures, lois, sensibilisation, rencontres entre Arts et vélos. Une personne qui fait bouger les choses dans ce secteur. Et faut dire que le terrain est à inventer ici. A Lisbonne, il faut AIMER le concept du vélo pour en faire...semi-guerre avec les autos sur la route, et manque d'espaces-infrastructres). Ici, pas mal de gens sont restés avec l'idée que le vélo, c'est avec des roulettes quand tu es gosse. Le rapprochement avec la Grèce et surtout Lisbonne-Athènes est assez fou. Le contrecoup positif, c’est que la cause des vélos est défendue avec une sève active ultra-fraîche. Le réseau et l’aventure de circuler à vélo tisse des liens forts. Ca vit. Les rarissimes vélopèdes ont fait des petits. On décrypte un véritable code d'honneur au quotidien, à observer les cyclistes dans les rues: à bord de sa monture, on se passe le bonjour à sens inverse dans les grandes artères, où on se soutien dans la lutte ouverte des moteurs avoisinnants. Revolution is On à Lisbonne.. On nous salue gravement, l’air entendu, dans les rues. Une mailing-list circule sur la toile. Et à Lisbonne, si tu fais du vélo, tu en fais partie de la mailing-list..
Antonio nous a laissé les clefs de son appart’, pendant trois semaines. Le Janot est gardé
à Post pendant 3 semaines par ses soins. Le petit concert qu'on y donne inaugure leur espace Arts et vélo.
Piano Ventalon
Italiano venise : la recette de l’huile de moteur
Bulgarie : aveugle- (vidéo)
Hongrie : Accordeur français (+ Guimbarde)
La faune du bord des routes, en bribe
Italie (Mars/avril)
- 2/3 énormes rats, dans la plaine du Pô..
Grèce/Bulgarie (Mai)
- Des papillons frôlent l’asphalte, en surnombre. On se perd à loucher sur leur battement hypnotique, pendant les montées de cols.
Bulgarie (Juin)
- Un court passage avec des.. tortues.
- Pis les serpents Beaucoup. Beaucoup.
- Apparemment, des loups, dans la chaîne du Rodopes
- Des nids de cigognes: la période des naissances, sur les cheminées des maisons
- des grappes de poules, des oies sans enclos
- Des mouches et des moucherons, dans les cols
- en dehors de Sofia, des ânes ou des chevaux à la place voitures, devant les maisons
(une personne résume assez bien:" La voiture, c'est quand t'es bien riche. Sinon, tu as le cheval, qui est la voiture du moins riche, et pis encore après, t'as l'âne: le cheval du
pauvre".)
A la jonction du Danube( Juin/juillet)
- Colonies de moustiques-Attila, chaque coucher de soleil, malgré l'armure d'habit prévisionnelle et des gri-gris anti bestiole en tout genre (spray, encens..)
Roumanie (Juillet)
Idem que Bulgarie, avec en prime, des chiens errants.
(Technique jusque là infaillible: se faire courser par eux en continuant de pédaler l'air de rien. Ils prennent confiance dans leur rage. Puis piler brutalement et crier en les regardant fixe, et
taper du pied. Ils sont coupés nets.)
Hongrie (Août/ Septembre)
- Des grenouilles les soirs de tente, qui n'en peuvent plus de sauter dans le clair de lune
Slovaquie (Septembre/ Octobre)
- On entre dans l'ère des limaces, chenilles-poilues kamikazes et escargots.
Autriche (Octobre)
- 3 biches, qui nous ont barré la route au moment où on cherchait un endroit peinard où planter la tente..pas loin de l'autoroute qui rallie la Slovaquie et l'Autriche. Le seul jour où on a
pédalé en Autriche, avant d'enclencher le chagement de trajectoire, qui nous a fait opter pour l'Europe du Sud.
- Le lendemain, un lièvre matinal, à 7h30, qui a fait un brin de course avec nous depuis son champs de laitue en face (.ou plutôt le champs d'un humain qui va voir les dégâts).
Italie le retour (Novembre)
- Un cimetière de ragondins crevés, tout le long de la route,
ponctués par quelques hérissons
...Le carnage.